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Exposition « A TABLE ! » de Mengzhi Zheng

12 janvier 2019 to 17 février 2019 0 h 00 min

Annonay

centre ville

04 75 33 41 96

TOUS PUBLIC – ENTRÉE LIBRE ET GRATUITE DU MERCREDI AU DIMANCHE  15H à 18H et sur RDV

Mengzhi Zheng, s’il est un adepte du dessin et de la couleur en deux dimensions, est aussi un artiste de la ligne et du volume en quatre dimensions. Ses maquettes, bien sûr semblent obéir à la loi de la structuration rationnelle de l’espace à partir des trois dimensions connues de tous. Mais elles en incluent une quatrième qu’il faut bien appeler « vide ».
Ce vide n’est pas manque, il est action. Il ne cesse de passer entre les pans de couleur et les plaques de bois, de souffler entre les arrondis et les angles, de creuser le silence entre les lignes, d’affirmer qu’il existe quelque chose de non visible mais de sensible qui court entre l’œil et la main comme entre le soleil et la terre.

Chacune de ses œuvres, qu’elle soit dessin ou maquette, gravure ou construction in situ, opère à partir de deux forces. La première est une force explosive à laquelle rien ne semble devoir résister. Un vent souffle, inconnu qui emporterait tout si quelque chose d’essentiel ne semblait pouvoir retenir ensemble ces fragments de possible, ces souvenirs du futur, ces structures rêvées. La seconde est une force liante en ce qu’elle parvient à faire revenir ce vent invisible sur la trace incernable de son passage.

Alors en effet, traits ou lignes, échafaudages bancals ou constructions affermies sur leur base de bois, pans colorés ou serpentins de formes évoquant de minuscules maisons se déployant dans la nudité d’un blanc, tout se retient de fuir, chaque élément semblant s’éprendre de celui qui lui est le plus proche.

Si le dessin agit, toujours, en relation directe avec la vitalité créatrice, les volumes qui s’installent au croisement entre vide et matérialité, agissent directement sur la chair du rêve qui ne cesse de frémir en chacun de nous. C’est cette chair du rêve qui s’expose ici en une succession de plats à portée de main qui semblent moins nous appeler à les saisir qu’à les prolonger mentalement par un geste.

C’est ainsi que nous nous mettons à dessiner et construire et détruire et reconstruire encore, voyageant à travers les formes et les lignes, les couleurs et les plis, épousant le vide devenant le vent.

Jean-Louis Poitevin