Face à la multiplication des attaques sur les élevages, l’État renforce son dispositif de protection contre la prédation du loup en Ardèche. Le préfet a décidé d’élargir la liste des communes éligibles aux mesures prévues par le Plan national Loup.
Depuis le 1er janvier 2026, 21 déclarations d’attaques ont été enregistrées sur le département. Parmi elles, 16 pourraient être attribuées au loup, dont neuf restent classées en « cause indéterminée ». Dans cinq cas, la responsabilité du prédateur a été écartée.
Ces constats ont conduit la préfecture à revoir le zonage départemental.
Neuf communes sont désormais classées en « cercle 1 », correspondant aux secteurs où la prédation est avérée: Saint-Andéol-de-Berg et Sceautres rejoignent ce classement.
Le « cercle 2 », qui regroupe les communes où la prédation est considérée comme probable, s’étend lui aussi. Il compte désormais 241 communes, avec l’intégration de Châteaubourg, Cornas, La Rochette, Saint-Clément et Saint-Romain-de-Lerps.
Le reste du département demeure classé en « cercle 3 », un regroupement qui reste inchangé.
L’élargissement de ces périmètres doit permettre à un plus grand nombre d’éleveurs d’accéder aux dispositifs de protection financés par l’État. Dans les secteurs les plus exposés, les aides concernent notamment le gardiennage renforcé des troupeaux, les parcs de regroupement électrifiés, les chiens de protection et les analyses de vulnérabilité des exploitations.
Parallèlement à ces mesures de prévention, le cadre national d’intervention contre le loup a évolué. La préfecture rappelle que les tirs de défense sont désormais facilités dans certaines zones grâce à une procédure simplifiée reposant sur une simple déclaration.
Les éleveurs souhaitant bénéficier des aides à la protection des troupeaux ont jusqu’au 31 juillet prochain pour déposer leur demande.
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