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Drôme : 25 interpellations au terme d’une journée émaillée de violences

C’était la crainte des autorités même si le flou persistait encore jusqu’à ce matin ; cette journée du 17 octobre a notamment été marquée par des scènes de violences urbaines, partout en France et jusque dans la Drôme. Si la situation n’est pas comparable avec Lyon où Limoges, où l’office de tourisme et l’hôtel de ville ont été incendiés, à Valence environ 200 casseurs « vêtus de noirs et cagoulés » se sont introduits parmi les quelque 1500 manifestants – selon la préfecture – initialement rassemblés contre la vie chère.

Commerces, locaux pris pour cible

Les casseurs ont ainsi pillé deux commerces et s’en sont aussi pris à un local associatif. Des poubelles ont été jetées sur les voies ferrées aux abords de la gare du centre-ville, où les forces de ordre ont été prises à partie. Un mariage a été contraint de rester enfermé dans l’hôtel de ville pendant 1h30, déplore le maire Nicolas Daragon, qui dit ne « pas […] comprendre que des familles entières poursuivent, sans état d’âme, leur manifestation au milieu de telles exactions ». « Aucun désaccord, aussi profond soit-il, ne saurait justifier de tels agissements », condamne-t-il.

Huit membres de forces de l’ordre blessés

Des casseurs ont aussi été impliqués dans des violences urbaines à Montélimar. Le dernier bilan de la préfecture mentionne 25 interpellations dont neuf pour des faits de pillages (1200 interpellés au niveau national selon un bilan communiqué peu avant minuit par le Premier ministre Sébastien Lecornu). Huit membres des forces de l’ordre ont été blessés. Dans un communiqué, la préfète « condamne fermement » les violences et les dégradations. Du côté de Die, la manifestation s’est déroulée dans le calme.

Une journée plus calme côté Ardèche

Côté Ardèche, le préfet salue « le bon déroulement des manifestations, qui se sont tenues dans le calme, sans aucune violence ni aucune dégradation ». Selon les autorités, environ 840 personnes ont manifesté à Aubenas, Privas, Davézieux et Annonay.

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Écrit par Guillaume Sockeel

Guillaume Sockeel, journaliste à la pointe de l'actu. D'une réactivité et d'une rigueur sans faille, il a un faible pour le vin, les uniformes... et les demi-échangeurs. L'équipe ne serait rien sans ses jeux de mots capillotractés (mais le mystère des stylos disparus serait peut être résolu ! )

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