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Ukraine : “On va vers le pire”, estime un professeur valentinois

Illustration d'un soldat en plein tire/crédit WikiImages

La guerre en Ukraine continue à faire des dégâts suite à l’invasion russe depuis plusieurs semaines. Les prochains scénarios s’annoncent incertains pour les ukrainiens fuyant leur pays. Ils seraient déjà trois millions à l’avoir fait depuis le début de l’offensive. Le conflit se poursuit et inquiète le monde entier.

Un avenir sombre pour les civils

Gil Belliard, professeur de géopolitique au lycée Camille-Vernet de Valence, n’est pas optimiste sur la situation: « Je pense qu’on va vers le pire, ce que disait Emmanuel Macron (“il faut se préparer au pire, ndlr”), est assez judicieux. La guerre va s’amplifier. Pour une raison toute simple, c’est que Poutine n’a pas envie de lâcher prise. On devrait voir dans les semaines à venir, notamment, la prise de contrôle de Kiev en particulier. Surtout dans une ville dont on ne parle pas assez, qui est Odessa ». L’enseignant persiste et signe :« Je ne trouve pas beaucoup de motifs d’espoir, surtout si on se place côté ukrainien, où la situation est devenue très, très compliquée pour ces populations ».

Toujours selon lui, ce conflit engendrera de lourdes pertes, notamment civiles. « Je pense qu’on n’a pas retenu certaines leçons de l’histoireJe pense qu’on n’a pas compris assez tôt que Poutine était un homme fondamentalement dangereux » indique-t-il.

Je crois qu’il y a quelques mois qui s’annoncent très difficiles économiquement”.

En référence aux accords qui existent entre les pays européens et l’Ukraine, notamment avec la France, le professeur dénonce des répercussions importantes sur l’économie. « Quand on est en Ukraine, on est en Europe. C’est à nos portes. En plus, il y a la problématique des centaines de milliers de réfugiés ukrainiens. J’espère que les Français en ont bien conscience : je crois qu’il y a quelques mois qui s’annoncent très difficiles économiquement ».

D’ailleurs, ces derniers jours, les prix des carburants et du gaz augmentent très rapidement. De son côté, l’Etat français tente en quelque sorte de combler l’augmentation des prix des énergies. « On aura aussi des effets sur certains produits alimentaires puisque l’Ukraine et la Russie sont des producteurs exportateurs de céréales. Donc, ça a un impact très concret sur les Européens et les Français », explique le professeur.

L’influence Russe

La chose la plus importante, selon l’enseignant c’est le fait que la Russie soit une grande puissance militaire disposant de l’arme nucléaire. « Mettre en difficulté Poutine est très, très compliqué sur un plan politique et militaire. C’est d’ailleurs pour ça qu’on a trouvé la solution des sanctions économiques, pour essayer de le faire plier ». Cela semble être une solution à demi-mesure selon le pédagogue, qui estime que : « La bonne stratégie, c’est d’amplifier les sanctions économiques en espérant qu’une partie de son entourage, notamment ceux qu’on appelle les oligarques, fassent pression sur lui pour qu’il accepte à minima de négocier avec les Ukrainiens ».

Des répercussions de l’histoire dans le présent

Déjà en 2014, la Crimée avait été annexée par la Russie. « Donc c’était déjà un mauvais indicateur », martèle-t-il. D’après le professeur, Vladimir Poutine aurait deux objectifs « Un, c’est le pire. C’est l’annexion de l’Ukraine, ou on lui prête comme intention, d’arriver à diviser l’Ukraine en deux avec une partie est qui serait sous contrôle russe. Ce qui est certain, c’est qu’il veut contrôler ce qu’en Russie, on appelle leur étranger proche, c’est à dire les anciennes républiques soviétiques, comme l’Ukraine, la Moldavie, la Géorgie, sans penser forcément aller plus loin jusqu’en Pologne, etc. Mais c’est contrôler ces républiques qui ont été soviétiques avant 91 » déclare-t-il.

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