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Pont-de-l’Isère : bientôt meilleure caviste de France ?

Laëtitia Coniglio est en finale du concours du meilleur caviste de France. Photo fournie par l'agence 14 Septembre.

Elle est en finale ! Laëtitia Coniglio a appris ce vendredi qu’elle figurait dans les huit derniers candidats pour le concours du meilleur caviste de France. La Drômoise, qui officie chez Rhône Magnum à Pont-de-l’Isère et Bourg-lès-Valence, a donc réussi l’étape de qualification qui l’a amenée dans le Bordelais, lundi dernier, aux côtés de 41 autres candidats venus de toute la France. Très exigeant, le concours nécessite de connaître tout sur tout en matière d’alcool : actualité des vins et spiritueux, classements, législation en vigueur, spécificités… 

L’accès à cette dernière marche constitue une nouvelle reconnaissance pour celle qui ne connaissait rien au métier il y a encore quelques années. Coiffeuse de profession, Laëtitia Coniglio a passé son diplôme et rejoint son mari Cyril, actuel président de la Fédération des cavistes indépendants de France, lui-même meilleur caviste de France en 2018, après avoir participé plusieurs fois par le passé. Le couple est complémentaire dans sa façon de travailler. “Cyril va droit au but. Il va prendre le temps avec les clients, mais il a ce côté technique très marqué. Que moi je fonctionne vraiment avec le coeur, l’émotion et les sentiments,  et je vais expliquer l’histoire de la vigneronne ou du vigneron. J’ai besoin d’avoir un côté basé sur l’émotion, sur le ressenti à la dégustation. L’approche est vraiment différente entre lui et moi.”

Un métier de conseil 

Selon Laëtitia Coniglio, ce concours permet aussi de mettre un coup de projecteur sur la profession, dans un contexte où les clients recherchent davantage la qualité que la quantité. “Chez le caviste, on peut se permettre de panacher. Sur un carton de six bouteilles, on peut avoir plusieurs régions viticoles. Et le conseil est là aussi, le ou la caviste peut conseiller et raconter la petite anecdote de la personne qui a fabriqué le produit. On ne fabrique rien, mais on apprend sur chacune des personnes avec lesquelles on collabore. On indique à chaque fois la température de service pour le vin, le plat avec lequel l’accorder.”

Un autre Drômois sur liste d’attente

Jean-Philippe Leroy, qui a déjà participé à plusieurs reprises, ne figure pas dans le carré des huit finalistes. Le caviste de Vinothentik, à Chabeuil, figure néanmoins sur une liste d’attente ; il pourrait disputer la finale en cas de désistement de l’un des candidats. Celle-ci est fixée aux 16 et 17 octobre prochains, et sera davantage axée sur l’oral. Elle se déroulera au Grand Hôtel d’Avignon

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Écrit par Guillaume Sockeel

Guillaume Sockeel, journaliste à la pointe de l'actu. D'une réactivité et d'une rigueur sans faille, il a un faible pour le vin, les uniformes... et les demi-échangeurs. L'équipe ne serait rien sans ses jeux de mots capillotractés (mais le mystère des stylos disparus serait peut être résolu ! )

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